Lieux d’intérêt

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LES LIEUX D’INTÉRÊT

Auteur :

Louis Vallée,
historien et président de la société d’histoire de Sillery

  1. Accueil touristique

Situé en face de l’Hôtel Château Frontenac, l’accueil touristique de Québec se situer au cœur du Vieux-Québec et de son histoire. En face, la Place d’Armes et son monument à la Foi qui commémore l’arrivée des Récollets venus évangéliser la Nouvelle-France. L’édifice ancien fut construit entre 1805 et 1812 pour servir d’hôtel (Hôtel Union, Hôtel Payne, Hôtel Saint-Georges, Château Normandie), et d’édifice de commerces, dont l’atelier du tailleur David Morgan, les banques Union et Royale. C’est dans cet édifice qu’en 1809, sept hommes d’affaire de Québec décident de fonder le Comitee of Trade of Quebec qui deviendra la Chambre de commerce de Québec. De style palladien, son architecture n’a pas changé depuis l’agrandissement (3e étage) de 1811.

 

 

  1. Manège militaire

Près de l’Assemblée nationale et des fortifications de Québec, le Manège militaire est un chef-d’œuvre de l’architecture de style Château au Québec. Lorsque Pascal-Étienne Taché (l’architecte de l’Assemblée nationale et du ministère des Finances) a dessiné les plans du manège, il s’est librement inspiré des châteaux médiévaux de France. Un incendie, lors de rénovations à l’intérieur, a détruit cette maison du régiment des Voltigeurs dans la nuit du 4 au 5 avril 2008. Les documents d’archives et artéfacts du musée des Voltigeurs et les murs extérieurs ont été sauvés de l’incendie. À remarquer, face au Manège, divers monuments commémorant les incendies des faubourgs de Québec et les hauts faits des guerres mondiales.

 

  1. Jardin Jeanne-d’Arc

Ce petit jardin paysagé se veut une fusion du jardin à la française et les platebandes mixtes à l’anglaise. Appartenant à la Commission des Champs de bataille nationaux, il est dominé par la statue équestre de Jeanne d’Arc, il se veut un hymne aux différents sens avec ses fleurs colorées et ses parfums qui attirent papillons et oiseaux. Si sa floraison est continue d’avril à octobre, il se transforme en jardin thématique pour l’Halloween et l’hiver.

 

  1. Église Saint-Cœur-de-Marie

Les plans de cette ancienne église du rare style néobyzantin (ou romano-byzantin) ont été dessinés par l’architecte breton Arthur Régnault et dirigés par l’architecte montréalais Ludger Robitaille. Par cette architecture, les Pères eudistes qui dirigent la nouvelle paroisse lors de sa construction ont voulu donner l’esprit des premières communautés. L’intérieur de l’église est admirable : la voute imite la technique des voutes romaines, les vitraux historiés représentent l’histoire sainte et l’histoire religieuse québécoise.

 

  1. Maison Henry-Stuart

Ce cottage Regency est situé dans un secteur stratégique à l’angle de l’avenue Cartier et de la Grande Allée, tout près du Musée national des beaux-arts du Québec et des plaines d’Abraham. Il est blotti dans un luxuriant jardin à l’anglaise et demeure l’un des rares témoins d’un type d’architecture résidentielle rurale répandu à Québec entre 1830 et 1870. La visite de cette demeure, construite en 1849, nous plonge dans l’ambiance raffinée du mode de vie de la bourgeoisie du début du vingtième siècle.

 

  1. Anse Brown

Ce parc est le legs du Gouvernement fédéral à la Ville de Québec pour son 400e anniversaire. Le pavillon et la passerelle construite sur ce qu’il reste des pieux d’amarrage des bateaux (aussi appelés Duc-d’Albe) offrent une très belle vue sur le fleuve et sur les marais qui le bordent en dehors de la zone portuaire.

 

  1. Le Faubourg Saint-Jean-Baptiste

L’histoire du faubourg Saint-Jean-Baptiste débute à l’époque du Régime français, alors que ses grands pâturages cohabitent avec le chemin (Saint-Jean) qui mène aux seigneuries de l’ouest de Québec. En fait, ce n’est qu’à partir de 1780 que le faubourg commence à se développer avec l’établissement d’artisans et d’ouvriers, mais aussi de nouveaux arrivants : Irlandais, Chinois, Juifs, etc. La densité du faubourg, associée aux activités qui s’y font favorise la propagation de grands feux qui forceront à reconstruire le quartier et à améliorer sa sécurité.

 

  1. Église Saint-Jean-Baptiste

L’église Saint-Jean-Baptiste actuelle a été construite selon les plans de Joseph-Ferdinand Peachy (Saint-Michel de Sillery) à la suite du dernier grand incendie du faubourg en 1881. Son architecture, qui rappelle celle des églises québécoises du 19e siècle, s’inspire librement de celle de l’église de la trinité à Paris. Sa décoration intérieure est caractérisée par de splendides vitraux historiés qui se reflètent sur la structure intérieure de pierre pâle. Avec la baisse de la fréquentation des lieux de culte, elle a fermé ses portes en mai 2015.

 

  1. Tours Martello

Dans le plan de défense de Québec de 1812, le gouverneur installe sur la falaise de Québec quatre tours, dont trois sont encore debout : la tour Martello no 1 surplombe le fleuve sur les plaines d’Abraham, la tour no 2 se trouve près du jardin Jeanne-d’Arc et la tour no 4 est sur le versant nord de la falaise et a donné son nom à la rue de la Tourelle. Seule la tour no 3, située à l’origine près de l’avenue Préfontaine, a été détruite en 1904.

 

  1. L’ancien hôpital Jeffrey Hale

Cet ancien hôpital de briques rouges est constitué de deux pavillons dont le premier a été construit en 1900 et le second, le McKenzie Memorial Building, en 1906. Le premier pavillon, de style néo palladien, porte le nom du mécène qui a permis sa construction, le philanthrope Jeffrey Hale. Pour sa part, le second pavillon, qui lui aussi servait d’hôpital, tire son nom d’Elizabeth McKenzie, épouse du colonel Thurnbull, principale bienfaitrice de l’hôpital. C’est à cet endroit que se situait la quatrième tour Martello, détruite en 1904. Cinquante ans plus tard, les pavillons étant considérés comme désuets malgré leur spécialisation, l’hôpital est transféré à l’angle du chemin Sainte-Foy et de la côte Saint-Sacrement. Les bâtiments serviront ensuite de bureaux pour la Sureté du Québec (jusqu’en 1979) et de morgue, avant de devenir un complexe résidentiel.

 

  1. Plaines d’Abraham

Situées sur les terres concédées en 1635 au pilote Abraham Martin, les plaines d’Abraham furent le théâtre de la plus connue des batailles de la Guerre de la Conquête, le 13 septembre 1759. Mais l’histoire de cette terre ne se limite pas à cet évènement, même si les références aux guerres sont fréquentes. Avec les tours Martello, les Plaines d’Abraham font partie du système défensif de Québec. Mais c’est aussi là, dans d’anciens baraquements furent internés des prisonniers allemands lors de al Deuxième Guerre mondiale. Ces mêmes baraquements, une fois la guerre terminée, servirent de logement pour des familles pauvres (appelé le Faubourg de la misère).

 

  1. Musée national des Beaux-Arts du Québec

À l’entrée nord des Plaines d’Abraham se trouve un édifice de style Beaux-Arts en pierre taillée. Édifié en 1933 pour accueillir les Archives nationales et les collections de sciences naturelles et des beaux-arts, il ne garde que la fonction beaux-arts à partir de 1962, alors que la collection de sciences naturelles est déménagée. En 1979, les archives sont transférées à l’Université Laval. Depuis 1991, le musée est agrandi en incorporant l’ancienne prison de Québec (Petite-Bastille) dessinée en 1863 par Charles Baillargé. La prison se voulait alors un modèle pour la réhabilitation des prisonniers par le travail, la discipline et la morale religieuse.

 

  1. Parc du Bois-de-Coulonge

Le Parc du Bois-de-Coulonge est l’exemple parfait des grands domaines qui parsemaient le chemin Saint-Louis au XIXe siècle. Aux débuts de la colonisation française, le terrain, nommé Fief Belleborne est concédé à Olivier LeTardif et à Jean Nicolet. Vingt ans plus tard, soit en 1657, il est concédé au gouverneur d’Ailleboust et prend le nom de Châtellenie de Coulonge. Après la Conquête, la châtellenie est achetée par différents notables qui transforment le fief, en vendent des parties. Elle devient alors Powell Place (du nom de Henry Watson Powell son propriétaire d’alors), puis en 1811, le nouveau propriétaire Michael Henry Percival le nomme Spencer Wood. La propriété est de nouveau divisée en 1851, lorsque la partie ouest est cédée au gouvernement pour y loger le Gouverneur général du Canada-Uni, puis, à partir de 1867, le lieutenant-gouverneur du Québec. En 1950, elle prend le nom de Parc du Bois-de-Coulonge. La villa est détruite lors de l’incendie en 1966 où le lieutenant-gouverneur Paul Comtois décède.

 

  1. Villa Bagatelle

La villa Bagatelle, autrefois Spencer Cottage faisait partie originellement du Domaine de Spencer Wood (Bois-de-Coulonge). Ce grand pavillon fut bâti en 1849 par Henry Atkinson dans un style néogothique. Outre l’attrait architectural de l’édifice, il faut remarquer le petit jardin de style pittoresque créé par le jardinier-paysagiste écossais Peter Lowe. Maintenant centre d’art pour la Ville de Québec, la villa Bagatelle possède un jardin où de nombreuses plantes indigènes ont été domestiquées.

 

  1. Cimetière Saint-Patrick

À l’époque française, le terrain où se situe maintenant le cimetière Saint-Patrick portait le nom de terre de Samos, et était une partie de la châtellenie de Coulonge. Après la Conquête, le lieu servit de résidence d’été de Mgr Jacob Mountain, premier évêque anglican de Québec. À l’époque des barons du bois, la propriété passe à William Sheppard qui s’y installe dans une grande villa (Woodfield) avec des jardins tracés selon le style pittoresque. Lorsque les Pères assomptionnistes achètent le terrain en 1877 pour y aménager leur monastère ainsi que le cimetière irlandais, ils gardent pour les allées du cimetière le tracé du jardin pittoresque, ainsi qu’un bâtiment de style palladien servant maintenant de charnier.

 

  1. Monastère des Pères assomptionnistes

Sur l’ancienne terre de Samos achetée en 1925, les Pères augustins de l’Assomption choisissent de construire un monastère qui domine le fleuve. Au milieu du XXe siècle, alors que la religiosité est à son paroxysme, ils créent le Montmartre canadien, lieu de ressourcement pour les personnes qui veulent approfondir leur foi. En plus du monastère, le terrain comporte une chapelle extérieure de facture moderne, ainsi qu’un chemin de croix extérieur composé de 14 autels servant de stations.

 

  1. Le couvent des Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc

Fondée en 1914 au Massachusetts par le Père Marie-Clément Staub et Célina Benoît, la congrégation des Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc a pour mission le service du clergé et la pastorale paroissiale. Dès 1917, la congrégation s’installe sur la falaise de Sillery. Le couvent, de style néo-médiéval est au centre d’un petit terrain situé à la limite est de l’ancien fief Saint-Michel. En plus du monastère et de sa chapelle, la balade sur cette propriété vous permettra de voir de très belles statues dont une statue équestre de Jeanne d’Arc et les fondateurs de la Nouvelle-France, une prairie qui fait face au fleuve. Si votre promenade vous amène au kiosque près de la falaise, vous remarquerez le petit belvédère en surplomb de la falaise avec une reproduction de la grotte de Lourdes.

 

  1. Le noyau ouvrier de Bergerville

Alors que les chantiers de bois florissaient dans les anses de Sillery (Sillery Coves), plusieurs ouvriers habitaient dans de petites maisons en haut de la falaise. C’était le cas des ouvriers des chantiers de William Sheppard (berger en français). Ce baron du bois avait fait construire, sur des rues dont les noms se rapportent au membres de sa famille : Harriet, Laight, Charles, Charlotte, Harriet, William. La famille Sheppard possédait les maisons qui étaient louées à es ouvriers, mais aussi le magasin général où ils devaient acheter. Le paiement se faisait, tout comme le salaire, par des coupons échangeables à la famille Sheppard.

 

  1. Église Saint-Michael

Le début des années 1830, avec l’immigration massive des Irlandais, est une période de grandes épidémies. Typhus et choléra déciment nouveaux arrivants, mais aussi les habitants de Québec. Selon les croyances de l’époque, pour éviter la contagion, il faut sortir des villes et s’installer à la campagne. Les riches marchands de bois vont faire construire de belles villas sur la falaise de Sillery. L’Église anglicane de Québec va donc faire construire une église pour desservir ca population anglo-protestante, tant les patrons que leurs employés. En 1856, s’érige en face du cimetière Mount Hermon une petite église qui amène un nouveau style au Canada : le néogothique. Les architectes Wills et Dudley, issus du mouvement ecclésiologiste anglais, ils cherchent à retrouver, dans le renouveau du gothique, l’esprit communautaire de l’époque médiévale. Le visiteur pourra apprécier dans l’intérieur de l’église les vitraux, les boiseries et les labyrinthes au sol.

 

  1. Cimetière Mount Hermon

En 1831, le juge Bowen achète la partie ouest du fief Saint-Michel afin d’y faire construire une villa. Ce terrain est racheté 17 ans plus tard, alors que des épidémies de choléra frappent la ville. Le nouveau propriétaire, la Protestant Cemetery Association veut y établir un cimetière éloigné de la ville. Elle y construit un petit pavillon de briques, de style néogothique. Les plans du cimetière respectent la vision pittoresque et transforment le lieu de sépulture en cimetière-jardin, espace privilégié de contact entre les morts et les vivants. Tombes, plantes exotiques (dont quelques azalées fleurissant en juin), arbres majestueux et pelouses surplombant le fleuve en font un lieu de promenade privilégié.

 

  1. Le noyau ouvrier de la côte de l’Église

Près de l’église Saint-Colomb (actuelle église Saint-Michel), des ouvriers des chantiers maritimes, principalement des irlandais catholiques, formaient un noyau villageois. Ils avaient à proximité leur église, leur école (pour catholiques francophones et anglophones) et allaient acheter leurs denrées dans l’épicerie appartenant aux propriétaires des chantiers navals au bas de la falaise. Le voyagement entre leurs habitations et leur travail, par la falaise, se faisait à l’aide de charcottes (francisation de l’expression anglaise short cut) que l’on peut encore voir. Lorsque le curé Eustache Maguire décide d’établir le cimetière là où il est maintenant (boulevard René-Levesque Ouest), une grande corvée est faite pour construire la rue qui l’y conduit et qui portera le nom de ce curé.

 

  1. Église Saint-Michel

Avec la construction navale dans les anses de Sillery et la forte immigration irlandaise, il faut remplacer la chapelle (Saint-Richard) sur la Pointe-à-Puiseaux par une église où vont cohabiter Irlandais et Canadiens (français), patrons et ouvriers. L’église d’inspiration néogothique canadien fut construite en 1852 (G.R. Browne) puis modifiée en 1880 (Peachy). De 1852 à 1970, l’église porte le nom de Saint-Colomb, alors que la paroisse est souvent dénommée Saint-Colomban. Depuis, elle porte le nom de Saint-Michel. C’est dans cette église, en 1854, que fut chanté pour la première fois au Québec le Minuit, Chrétiens par Marie-Louise Caron, fille d’un ancien maire de Québec, futur lieutenant-gouverneur.

 

  1. Jardin des sculptures

En bordure du fleuve, le Jardin des sculptures intègre différents legs d’États pour célébrer en 2008 le 400e anniversaire de la fondation de Québec. Cet ensemble de sculptures de différents styles agrémente une promenade sur le bord du fleuve.

 

  1. Villa Sous-les-bois (Sœurs Jésus-Marie)

Cette ancienne partie de la seigneurie de Sillery a été administrée par les jésuites de 1640 à la mort du dernier jésuite en 1800. En 1830, le terrain est acheté par George Pemberton. Achetée en 1849 par le notaire Lindsay, elle prend alors le nom de Sous-les-Bois, nom qu’il garde lors de l’achat de la propriété (1869) par les religieuses de Jésus-Marie. L’année suivante, les religieuses y font construire un prestigieux couvent pour jeunes filles. L’ancien couvent est détruit par les flammes en 1983.

  1. Domaine Benmore

Cette villa, a été construite en 1835, sur les terrains de l’ancienne seigneurie de Sillery. En 1848, le capitaine William Rhodes, militaire, homme politique et homme d’affaire anglais achète la propriété qu’il transforme en une somptueuse villa pittoresque dont les jardins recèlent de fleurs et de légumes de tout genre. Il a été connu pour son implication dans la diffusion de la musique, de la géographie et de l’horticulture au Québec. En 1948, la propriété est achetée par les sœurs missionnaires d’Afrique qui l’habitent jusqu’en 2005, année où le domaine est acheté pour en faire un complexe immobilier.

  1. Domaine Cataraqui

Le domaine Cataraqui est le dernier vestige complet et préservé de l’époque des barons du bois à Québec. La villa néoclassique au milieu des boisés et du terrain paysagé correspond tout à fait à ces grandes demeures où se pratiquait l’agriculture urbaine au XIXe siècle. Les grandes serres, couches chaudes, dépendances et parterres permettaient à ces gentlemen-farmers de s’approvisionner à longueur d’année en légumes et fruits frais. Avant de passer au Gouvernement de Québec, la villa a été la propriété des familles Forsyth, Burstall, Levey et Rhodes qui en font, grâce à Edouard Staveley (architecte de la villa) et Peter Lowe (jardinier-paysagiste), un des plus beaux domaines du secteur. C’est ici qu’a habité le peintre Persyval Tudor-Hart.

 

  1. Maison des Jésuites

Première et seule seigneurie concédée aux Amérindiens (1651), la seigneurie de Sillery était administrée par les Jésuites qui recevaient dans leur réduction Saint-Joseph les Algonquins, les Abénaquis depuis 1637, puis servit temporairement de refuge aux rescapés hurons de la destruction de la Huronie. Plus vieille maison encore debout au Canada, malgré de nombreux agrandissements, la Maison des Jésuites est un lieu d’exposition et un centre d’interprétation de la vie amérindienne à l’époque de la Nouvelle-France.

 

  1. Le noyau ouvrier du chemin du Foulon

Plus près des chantiers navals et des chantiers du bois des anses de Sillery, certains barons du bois organisent un « petit village » au bas des falaises, sur les terrains qui sont la continuation de leur domaine. Tout au bas de la falaise, va donc se créer un noyau ouvrier dont les maisons, plutôt que de s’agglomérer, vont s’étendre tout au long du chemin du Foulon, ancien chemin qui menait à l’ancienne réduction Saint-Joseph du Régime français (Maison des Jésuites), mais qui allait aussi rejoindre la côte à Gignac. Sur les terrains loués, les familles, l’été, cultivaient leur potager qui fournissait légumes et fruits pendant une partie de l’année.

 

  1. Villa Kilmarnock et Villa Bignell

Ces deux édifices sont les plus anciens du secteur puisqu’ils ont été construits au début de l’épopée du bois à Sillery. Kilmarnock est la grande demeure de pierres dont le domaine a été loti pour construire un quartier résidentiel huppé. Elle fut construite dans le style géorgien par un riche marchand écossais du nom de John MacNider qui inaugure ainsi l’établissement des domaines de Sillery. Pendant longtemps, la maison Bignell fut partie du même domaine. Son style néoclassique est unique dans la région puisque tant l’extérieur que l’intérieur sont en bois.

  1. Le noyau ouvrier de Nolansville

Sur la terrasse qui domine l’Anse du Couvent, se trouve un petit noyau ouvrier aux trois rues étroites et serrées. Si ce village avait sa propre école (qui desservait aussi le chemin du Foulon), il n’avait pas les autres services, ce qui obligeait les familles à se déplacer. Ce village est constitué d’une quinzaine de maisons regroupées sur le domaine de la famille Nolan.

  1. Maison Hamel-Bruneau

Cette maison de style cottage Regency (aussi nommé anglo-normand) fut construite en 1857, non pas comme une villa, mais comme maison de campagne destinée à la location. Ce n’est que depuis 1951 qu’elle est habitée à l’année, puis achetée pour rénovation par la Ville afin d’en faire un centre de diffusion des arts et des sciences. Une partie des éléments intérieurs (escalier central, divisions et foyers) sont d’origine, alors que d’autres ont été refaits selon le modèle initial (écurie).

 

  1. Quai des Cageux

Pendant la grande période du bois et des constructions navales à Sillery (1809-1889), les anses de Sillery étaient couvertes de bois. Ce bois, en provenance de la Mauricie, de l’Outaouais et de la région des Grands Lacs était rassemblé en grands radeaux de bois (ou cages) « habités » par des hommes dont le rôle était de les diriger vers les anses d’exportation qui se trouvaient des deux côtés du fleuve dans la région de Québec. Ce transporteur de bois était nommé en français un « cageux », et en anglais un raftman. Depuis la construction de la Promenade Samuel-de Champlain, le lieu est devenu idéal pour observer le fleuve, mais aussi les nombreux pêcheurs qui viennent y taquiner le bar rayé (qui doit être remis à l’eau), le doré jaune, l’éperlan et autres poissons.

  1. Pont de Québec

Cette merveille de l’ingénierie est un symbole fort dans la région. Le pont, de type « poutres en porte-à-faux » ou cantilever est le plus long au monde de sa catégorie. La construction a débuté en 1903, mais un mauvais calcul a amené son effondrement en 1907, alors qu’il n’était pas encore terminé. Sa destruction a fait 76 morts, dont 33 Mohawks. Après une commission d’enquête et la correction des calculs, la construction recommence jusqu’à un nouvel effondrement, en 1917. Cette fois-ci, ce n’est que la partie centrale qui tombe dans le fleuve, entrainant 13 travailleurs dans la mort et dans le fleuve. Ouvert à la circulation la même année, ses effondrements sont à l’origine de la création, au Québec, des ordres professionnels, dont celui des ingénieurs. La légende a longtemps voulu que les premiers anneaux d’ingénieurs canadiens furent forgés dans le fer du pont effondré.

 

  1. Plage Jacques-Cartier

Ouverte à la population en 1962, la plage a servi de lieu de villégiature privé pendant près de 30 ans avant que la ville de Sainte-Foy décide d’évincer les locataires de terrains et de détruire les chalets afin d’aménager un parc public avec aires de piquenique, promenade et site de jeux. La baignade n’est toujours pas permise, mais l’accès à la plage permet d’observer de superbes points de vue, ainsi qu’une faune exceptionnelle, dont le balbuzard.

 

  1. Boisés de la Pointe-de-Sainte-Foy

La Pointe-de-Sainte-Foy compte trois milieux naturels d’intérêt : les boisés Marly, des Compagnons et Neilson. Ce sont des lieux de prédilection pour les ornithologues professionnels et amateurs puisqu’on peut y observer une centaine d’oiseaux, dont plusieurs y font leur nid. Au travers de nombreux sentiers, il est possible de voir plusieurs écosystèmes rares dans la région, comme des chênaies et des frênaies, mais aussi des pinèdes, des prucheraies, et des pessières plus que centenaires.

  1. Parc Cartier-Roberval

Longtemps recherché, le site de la première implantation officielle européenne au nord du Mexique ne fut vraiment fouillé qu’à partir de 2005. C’est à cet endroit qu’en 1541, Jacques Cartier et François de La Roque de Roberval vont implanter une colonie de peuplement à la demande du roi de France François 1er. L’entreprise durera à peine deux ans, puisqu’en 1543, les nouveaux colons sont obligés par la maladie qui les décime, de retourner en France, laissant derrière eux édifices et objets de toutes sortes. Il faudra attendre plus de soixante ans avant que la France envoie de nouveaux colons en Nouvelle-France.

  1. Vieux Cap-Rouge

Voici un exemple des petits villages québécois qui a gardé tout son cachet avec ses maisons de notables autour de l’église, sa vie de quartier avec ses nombreux commerces. La petite église du Cap-Rouge, dont la construction date de 1864, est un petit bijou de l’architecture religieuse québécoise du XIXe siècle. Si Cap-Rouge a été le premier lieu d’habitation française du Canada (Fort France-Roy), ce ne fut qu’au milieu du XIXe siècle que le village se forme avec ses 49 habitations. Au bas de la falaise, près du fleuve, se trouve le chemin pour se rendre de la marina (près de l’embouchure de la rivière) à la plage Jacques-Cartier.

  1. Tracel

Le pont de fer, ou Tracel, qui surplombe le « village » de Cap-Rouge a fêté en 2013 son centenaire. Il reste avec le noyau villageois l’un des symboles forts de ce lieu. C’est un viaduc ferroviaire de type pont à tréteaux qui est toujours en fonction. L’aménagement d’un marché public à proximité a été présenté par des citoyens.

  1. Église de Cap-Rouge

L’église Saint-Félix de Cap-Rouge est le point central de ce qui a longtemps été un petit village de campagne. C’est une église simple, avec une nef et un chœur dont le décor d’origine est partiellement sauvegardé. Le décor peint représentant la vie du Christ est des éléments d’origines qui ont été conservés. L’acoustique exceptionnelle de l’église en fait un lieu recherché pour différents concerts.

LE PARC DES GRANDS DOMAINES

Le Parc des Grands domaines est un projet de promenade et de parc le long de la falaise de Sillery. Il regrouperait plusieurs grands domaines afin d’assurer leur sauvegarde en tout ou en partie (Cimetière Saint-Patrick, Pères Assomptionnistes, Sœurs Sainte-Jeanne-d’Arc, Sœurs Jésus-Maire, Domaine Benmore, Fédération des Augustines) et de créer des espaces d’exposition, d’animation, de récréation et de mise en valeur. Aux XIXe et XXe siècles, ces terrains étaient constitués de grandes villas construites principalement par les Barons du bois qui avaient chantiers de bois et navals dans les anses de Sillery. Ces grands propriétaires terriens qui y habitaient, recevaient lors de grandes fêtes, mais surtout y menaient la vie de gentleman farmers, cultivant, fleurs, légumes et fruits sur des prairies et serres. Au XXe siècle, plusieurs de ces propriétés ont été sauvegardées par les communautés religieuses qui les avaient achetées.

LES FENÊTRES

  1. Promenade des Gouverneurs

Cette promenade suit la falaise de Québec (Cap Diamant) sur une longue passerelle allant des Plaines d’Abraham à la terrasse Dufferin. Elle passe sous les fenêtres de la Citadelle de Québec. Avec ses escaliers et ses belvédères qui dominent le fleuve, elle donne un point de vue panoramique de l’Île d’Orléans au pont Pierre-Laporte.

  1. Terrasse Grey

Lorsqu’est créé en 1908 le Parc des Champs-de-Bataille (Plaines d’Abraham) afin de souligner le tricentenaire de la ville, le Gouverneur général Grey fit construire cette terrasse qui domine le fleuve. De ce point, il est possible d’avoir une vue sur le fleuve et la Rive-Sud de Québec (Lévis).

  1. Parc-du-Bois-de-Coulonge

L’ancien lieu de résidence du lieutenant-gouverneur du Québec est un immense jardin dont certaines parties sont thématiques : érablière et petite ferme, jardin des rhododendrons (floraison en juin), arborétum, verger, etc. Sur le bord de la falaise, près de la fontaine, se trouve un petit kiosque permettant d’avoir une vue sur la marina (Quebec yachting Club), le fleuve et les ponts.

  1. Église Saint-Michel

Établi sur la Pointe-à-Puiseaux, l’église Saint-Michel offre un panorama surprenant sur le fleuve à cause de son avancée. Une statue de l’Immaculée [conception] de Marie a été offerte le 15 août 1985 afin de célébrer la foi des Québécois et Québécoises. La sculpture est l’œuvre de Lewis Pagé. Elle pèse 14 tonnes et mesure 9,3 m de haut.

  1. Domaine Cataraqui

Le grand parterre qui fait la façade de la villa et du domaine est construit directement sur la roche-mère de la falaise de Sillery et surplombe les charcottes (shortcuts) qui sillonnent la falaise, reliant les chantiers navals des plages, aux habitations de la partie haute. Au bout du terrain se trouve un muret de pierres qui dominait le fleuve et la Rive-Sud de Québec.

  1. Parc-du-Cap-au-Diable

Le Cap-au-Diable est une autre de ces avancées de la falaise qui, à l’époque de Jacques Cartier et des populations iroquoiennes préeuropéennes, s’avançaient dans le fleuve. Ce cap, tout de pierre (schiste argileux), possède à son sommet un petit parc qui s’ouvre sur le fleuve.

  1. Aquarium du Québec

L’Aquarium du Québec a pour thème principal la vie aquatique dans le fleuve Saint-Laurent. On y retrouve donc les principales espèces de poisson répertoriées tout au long du fleuve, mais aussi dans les rivières et lacs du Québec. C’est aussi là qu’il est possible d’observer certains mammifères liés aux eaux québécoises : ours polaires, phoques, morses. De beaux promontoires permettent d’admirer les ponts, la Rive-Sud de Québec et le fleuve.

  1. Sentier des grèves

Cette continuation de la promenade Samuel-de Champlain se trouve à l’ouest des ponts et est constituée d’escaliers de falaises, de sentiers boisés et de plages de petit gravier, enclavés entre des rochers battus par l’eau à la marée haute. Débutant près des ponts (promenade Samuel-de Champlain et Domaine des retraités du CN), il se rend jusqu’au pied du parc Cartier-Roberval. En plus des vues sur le fleuve, il permet l’observation de nombreuses espèces animales.

  1. Parc Cartier-Roberval

Le site archéologique du Parc Cartier-Roberval constitue un espace unique pour comprendre l’archéologie historique (depuis la présence européenne) et les liens qui ont uni Amérindiens et Européens lors des premiers contacts au Canada. Première grande avancée rocheuse après les ponts, la vue qu’on y trouve explique bien les raisons qui ont poussé les premiers colons à y établir leur fort en 1541.

  1. Le parc des Voiliers

Ce petit parc situé au haut de la falaise de Sillery, est un des secrets les mieux gardés du secteur. Rien ne l’indique malgré sa vue exceptionnelle sur le fleuve, les plaines d’Abraham et la Rive-Sud. Il tire son nom des voiliers qui, à l’époque des barons du bois, mouillaient dans l’anse qu’il surplombe. C’est l’endroit idéal pour un piquenique ou pour admirer la vie fluviale.

LES EXCURSIONS

  1. La Grande Allée

La Grande Allée est l’artère commerçante des grandes occasions à Québec. C’est l’artère qui mène au pouvoir (Assemblée nationale et Citadelle de Québec). Au début du XXe siècle, c’est l’artère sur laquelle la nouvelle élite vient s’établir dans de belles demeures de style Second-Empire. La promenade dans le secteur Grande Allée vous permettra de voir des lieux de pouvoir, des bars et restaurants de toutes sortes, mais aussi des édifices de différents styles et époques : une église néobyzantine (Saint-Cœur-de-Marie), des édifices de style Art déco (appartements Le Claridge et Château Saint-Louis),

  1. Avenue Cartier

Point central du quartier des arts de Québec, l’avenue Cartier est une artère commerciale pleine de vie, tant le jour que le soir : bars, restaurants de toutes sortes, épiceries et magasins de service en font un lieu vivant toute l’année. Il fait bon d’y flâner le soir, à la lumière des lampadaires ornés d’abat-jours reprenant des détails de tableau de peintres québécois. À ne pas manquer, différents édifices à l’architecture remarquable : une église néogothique (Saint-Dominique), une ancienne villa de style anglo-normand (Maison Henry-Stuart), une maison de style vernaculaire québécois (Maison du peintre Cornelius Krieghoff).

  1. Avenue Maguire

L’avenue Maguire a été construite lors d’une corvée paroissiale afin de relier l’église Saint-Colomb (Saint-Michel) à son cimetière paroissial qui se trouve sur ce qui est maintenant le boulevard René-Lévesque Ouest. C’est une rue commerciale vivante par ses nombreux commerces qui animent la vie de quartier. L’avenue Maguire est le point central pour qui s’intéresse ou veut visiter le cimetière Mount Hermon, l’église anglicane Saint-Michael et les domaines de Sillery.

  1. L’Université Laval et le Jardin botanique Roger-Van den Hende

L’Université Laval, à l’origine établie dans le Vieux-Québec sur les terrains du Séminaire de Québec, déménage dans les années 1960 dans ce qui est à l’époque les territoires de banlieue qu’est l’ancien Bois-Gomin, à la jonction des villes de Sillery et de Sainte-Foy, maintenant intégrées à la Ville de Québec. Les plus vieux pavillons, Palasi-Prince (administration), Abitibi-Price (foresterie et géodésie) et Louis-Jacques-Casault (anciennement séminaire, mais qui accueille maintenant les Archives nationales et les Arts) représentent les premières facultés à s’établir hors du quartier latin de Québec. Suivront ensuite de nouveaux pavillons alors que de nouvelles facultés seront créées. À l’ouest du campus et du boulevard Robert-Bourassa se trouve le jardin botanique Roger-Van den Hende créé par le professeur d’horticulture ornementale du même nom. C’est une oasis de paix à l’intérieur de la ville.

  1. L’Aquarium du Québec

Créé en 1956 afin de doter le Québec d’un laboratoire de recherche marine, l’aquarium du Québec a rapidement évolué vers un centre de conservation, d’étude et de diffusion des connaissances sur la faune boréale et arctique. Bassins extérieurs et intérieurs, platebandes et habitats reconstitués en font un endroit choyé par les jeunes familles et les touristes.

  1. Rue du Campanile

La rue du Campanile est typique des rues commerciales des nouveaux quartiers. Situé à la jonction de zones urbaines que sont Sainte-Foy et Cap-Rouge qui se sont longtemps développés séparément, le Campanile est un quartier résidentiel aux commodités à l’européenne. Des commerces de proximité s’y sont établis afin de donner une vie de quartier aux habitants des immeubles à appartements qui s’y trouvent : cafés, bars, restaurants et petites boutiques de tout genre en font un secteur à l’abri du tumulte de la grande ville.

  1. Rue Saint-Félix

L’aspect villageois de Cap-Rouge se reflète même dans sa rue commerciale. Boulangerie, petit café, restaurants et autres commerces de proximité se retrouvent dans ce noyau villageois près de la rivière. Flâner sur la rue Saint-Félix fait partie des plaisirs et de la qualité de vie que cherchent les habitants de ce quartier. Coincé entre le bas de la côte de Cap-Rouge et l’église, le secteur commercial de la rue Saint-Félix est à l’échelle humaine et un havre de paix.

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